Travailler légalement au Panama : permis de travail, freelance ou société ?
- Paul-Antoine Mocchi

- 18 nov. 2025
- 5 min de lecture
S’expatrier au Panama, c’est facile.
Mais y travailler légalement, c’est une autre affaire.
Beaucoup d’étrangers arrivent avec un visa touristique ou une résidence temporaire, sans savoir qu’ils ne peuvent pas exercer d’activité professionnelle sans autorisation spécifique.
D’autres créent une société panaméenne pour facturer à l’international, une solution légale, mais qui doit être encadrée pour éviter toute confusion.
Voyons donc, en toute clarté, comment travailler légalement au Panama, que vous soyez salarié, indépendant ou entrepreneur.

Comprendre le cadre légal du travail au Panama
Le droit du travail panaméen en résumé
Le Panama protège son marché de l’emploi local.
La règle fondamentale : les étrangers ne peuvent pas occuper n’importe quel poste.
La loi panaméenne impose des quotas stricts :
Une entreprise panaméenne ne peut employer que 10 % d’étrangers maximum,
Sauf pour des postes techniques ou de direction autorisés (jusqu’à 15 %).
Ces restrictions visent à favoriser l’emploi national, mais elles ne s’appliquent pas aux entrepreneurs étrangers qui créent leur propre société et s’y nomment administrateurs.
Le rôle du ministère du Travail (MITRADEL)
C’est le MITRADEL (Ministerio de Trabajo y Desarrollo Laboral) qui délivre les permis de travail. Chaque demande doit être justifiée : type d’emploi, durée, employeur ou structure légale.
Les contrôles sont fréquents, surtout dans les entreprises locales qui emploient des étrangers.
Les sanctions peuvent aller jusqu’à la fermeture temporaire de l’entreprise ou l’amende de 500 à 5 000 USD par travailleur non autorisé.
Travailler avec un permis de travail
Le visa « Pays Amis » et le permis associé
Le Visa Pays Amis (Friendly Nations Visa) est la solution la plus populaire pour les expatriés francophones. Il donne accès à :
Une résidence permanente après deux ans,
La possibilité d’obtenir un permis de travail via une société locale.
Mais attention : obtenir la résidence ne donne pas automatiquement le droit de travailler.
Il faut ensuite demander un Permis de Travail pour Résident de Pays Ami auprès du MITRADEL, souvent avec un contrat de travail dans une société panaméenne (y compris la vôtre).
Durée : 2 ans renouvelables, puis possibilité de transformation en permis permanent.
Autres catégories de permis de travail
Le Panama propose plusieurs types de permis selon le profil :
Permis pour époux(se) de Panaméen(ne) : valable pour les résidents mariés localement.
Permis pour investisseurs ou administrateurs d’entreprise : si vous gérez une société locale.
Permis pour professions spécifiques (ex : ingénierie, santé, droit) : nécessitant des équivalences locales.
Permis temporaire pour mission technique : limité à 3 à 6 mois, non renouvelable.
Chaque cas doit être géré par un avocat spécialisé en immigration et droit du travail.
Les erreurs à éviter avec les permis
Travailler sous visa touristique : illégal, même pour un freelance.
Oublier de renouveler le permis : une fois le délai dépassé, le statut est automatiquement suspendu.
Croire qu’un visa d’investisseur suffit : il faut un permis spécifique pour exercer.
💡 Conseil Vérité Terrain™ : certaines entreprises “aident” des expatriés à obtenir un visa en échange d’un contrat fictif. Ces montages sont désormais détectés par le MITRADEL et entraînent l’expulsion.
Travailler en freelance depuis le Panama : possible, mais encadré
Le principe de la Fiscalité Territoriale Réelle™
Le Panama applique la Fiscalité Territoriale Réelle™ :
seuls les revenus générés à l’intérieur du pays sont imposables.
Cela signifie que si vous êtes freelance international et que vos clients se trouvent en dehors du Panama, vous pouvez travailler depuis le pays sans être imposé localement — à condition que vos revenus proviennent de l’étranger.
Exemples :
Consultant facturant des clients européens,
Développeur web travaillant pour une agence à Dubaï,
Créateur de contenu rémunéré par des plateformes étrangères.
Dans ces cas, aucune TVA (ITBMS) ni impôt local sur le revenu ne s’applique.
Les limites du statut freelance
Le Panama ne reconnaît pas officiellement le statut de “travailleur indépendant” étranger. Les freelances doivent opérer via une structure juridique, souvent une Société Panaméenne Durable™.
Cette société devient votre entité légale pour facturer à vos clients étrangers. Elle offre plusieurs avantages :
ouverture bancaire possible,
conformité KYC internationale,
accès à la résidence et au visa Pays Amis,
possibilité d’émettre des factures internationales propres et reconnues.
Le piège du “freelance caché”
Certains expatriés facturent depuis leur compte personnel en croyant être “en règle”.
C’est risqué :
les banques locales peuvent bloquer le compte,
les autorités peuvent re-qualifier vos revenus comme activité locale,
vous perdez la traçabilité et la crédibilité vis-à-vis de vos clients.
💡 Solution : créez une société simple, conforme et transparente — c’est la base de la Liberté Structurée™.
Créer une société pour travailler légalement
Les avantages d’une société locale
Créer une société panaméenne (Sociedad Anónima) est la méthode la plus efficace pour travailler en toute légalité. Elle vous permet de :
vous nommer administrateur de votre propre entreprise,
demander un permis de travail d’administrateur étranger,
ouvrir un compte professionnel en dollars,
bénéficier de la fiscalité territoriale (revenus étrangers non imposés).
C’est le socle de la Société Panaméenne Durable™.
Les étapes de création
Rédaction des statuts (via avocat agréé).
Enregistrement au Registre Public du Panama.
Obtention du RUC (numéro fiscal) et inscription à la DGI.
Ouverture du compte bancaire local.
Tenue comptable annuelle et frais d’État.
Délai moyen : 10 à 20 jours ouvrés.
Travailler via sa société : la cohérence légale
Une fois votre société opérationnelle, vous pouvez :
facturer vos clients internationaux,
vous verser un salaire ou des dividendes,
employer du personnel panaméen,
investir dans des activités locales (immobilier, commerce, services).
Cette approche est 100 % légale et conforme aux standards OCDE. C’est le modèle privilégié par les entrepreneurs francophones accompagnés par la Conciergerie Panama™.
Vérité Terrain™ : deux profils, deux destins
Claire, consultante belge, travaille depuis le Panama pour des clients européens. Elle crée une société locale, obtient sa résidence et facture depuis son compte professionnel.
Résultat : conformité totale, liberté de mouvement et stabilité bancaire.
Paul, lui, facture depuis son compte personnel français en restant au Panama sans visa de travail.
Résultat : blocage bancaire et difficultés de renouvellement de visa.
Même activité, deux structures — un seul modèle durable : la Liberté Structurée™.
Être accompagné pour travailler légalement
La Conciergerie Panama™ accompagne les entrepreneurs et freelances à chaque étape :
Obtention de résidence et de permis de travail,
Création de société et ouverture bancaire,
Structuration comptable et fiscale,
Suivi administratif annuel.
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Pour aller plus loin en vidéo
Je partage sur ma chaîne From Europe to Panama des conseils concrets sur le travail légal au Panama, la fiscalité territoriale et la structuration pour freelances et entrepreneurs. 🎥
En conclusion
Travailler au Panama sans cadre, c’est s’exposer à des blocages bancaires et des problèmes juridiques.
Mais structurer son activité correctement, c’est accéder à une liberté totale et durable.
Le Panama récompense la conformité, pas l’improvisation.
La Liberté Structurée™, c’est le secret : être libre, oui — mais dans les règles.




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